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14.11.2006
La politique comme soumission à la mondialisation financière ? Ou la révolte des électeurs pour rénover maintenant
Par Jean Bachelerie, militant RM 19
L’idée de rénover maintenant la politique est toujours aussi actuelle.
Comment pourrait il en être différemment ?
Depuis les années 1970 comme le remarque François Cusset dans La décennie , le grand cauchemar des années 1980, Ed La découverte, le feu de paille de la commune soixante huitarde, s’est éteint aussi vite qu’il s’était embrasé et ses acteurs se reconvertis paisiblement dans la presse, la morale, la critique de la critique, il est devenu inconvenant de critiquer le système capitaliste, mot devenu tabou.
La critique n’est d’ailleurs plus acceptée par ce cercle fermée de bons penseurs, devenus les plus fervents défenseurs de la mondialisation libérale. Vous n’avez droit à la critique que si vous proposez une solution acceptable par ces gardiens du temple.
Les millions de chômeurs, la misère grandissante au Sud comme au Nord, ce ne sont que des statistiques de mauvais esprits. Les inégalités croissantes et aberrantes économiquement, c’est le prix à payer pour que règne le bonheur de la mondialisation libérale et l’ordre juste du gouvernement néo conservateur de Georges Bush.
Le peuple rejette ces donneurs de leçons, comme ils ont osé l’exprimer après l’échec du référendum sur le Traité Constitutionnel Européen, le peuple n’a rien compris, il retombe dans le nationalisme et le racisme, n’est-ce pas Serge July ? Il faut dissoudre le peuple comme le proposait Berthold Brecht pour ridiculiser les apparatchiks.
Les sondages d’opinion sont tellement préférables, ils évitent une coûteuse consultation, et permettent d’instaurer une démocratie censitaire aux mains d’instituts de sondages dont ils accroissent la puissance et les bénéfices.
Il ne faudra pas longtemps pour que les beaux esprits qui dominent la scène intelectuello-politico-médiatiq
N’est ce pas d’ailleurs à cette mise en scène à laquelle nous assistons avec la bataille pour les primaires du Parti socialiste ?
Le seul candidat qui parle de politique, qui décrit, analyse les problèmes et avancent des solutions, est décrié, rabaissé au nom de sondages dont la valeur est risible.
Nos journalistes qui ne sont que des présentateurs chargés de mettre en valeurs certains candidats, les intellectuels qui ne sont censés que faire la promotion de la mondialisation heureuse et les experts autoproclamés continuent à se tromper et nous tromper. Sans conséquences pour leur carrière.
Que vivent les vrais débats, les critiques argumentées et que cessent les bons mots de comptoirs de café du commerce, l’art d’éviter de répondre aux questions, et cette compassion remise en valeur par les conservateurs américains, Tony Blair et ses émules : Ségolène Royal, prendre un ton larmoyant ne coûte rien, c’est faire semblant, c’est l’hypocrisie institutionnalisée, c’est humilier le peuple.
Les problèmes qui préoccupent les socialistes aujourd’hui préoccuperont les Français demain :
Leur rejet du Traité Constitutionnel Européen, qui a fait naître un grand espoir chez nos voisins européens sera t il pris en compte ? L’Europe peut et veut elle promouvoir une autre politique économique, sociale et aune autre diplomatie, que celle d’être un grand marché offert aux multinationales et les européens des supplétifs du bellicisme du gouvernement Bush ?
Quelle politique économique voulons nous celle de la concurrence libre et non faussée, de la création de valeurs pour l’actionnaire, du chômage massif, et des délocalisations ?
Une politique industrielle européenne n’est elle pas plus que jamais nécessaire, ainsi que des efforts massifs en faveur de la formation et de la recherche ? Ce ne sont pas des dépenses mais investir dans notre avenir et celui de nos enfants.
Voulons nous préserver la planète pour nos enfants en engageant une politique écologique radicale ?
Voulons nous améliorer l’éducation de nos enfants, revaloriser le métier d’enseignants ?
Voulons nous que chacun puisse vivre dignement de son travail et se voit offrir la possibilité de travailler et de se loger ?
Les impôts sont ils une charge dont sont dispensés les grandes entreprises et les foyers les plus riches, ou la solidarité nationale et européenne ne passent elles pas par une contribution en fonction des profits et revenus pour bâtir un avenir meilleur pour tous ?
Quel système politique voulons nous, une république plus démocratique et plus parlementaire, où une république présidentielle livrée aux lobbies et aux experts ?
Voilà pourquoi, la logique d’un électeur socialiste ne peut que l’écarter de la politique des gadgets.
Un électeur socialiste cohérent, fier de son vote non le 29 mai 2005, n’a qu’un choix : Laurent Fabius.
Jean Bachèlerie
14:00 Publié dans Les lettres | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, ps, Présidentielles2007, fabius, royal, dsk, montebourg



Commentaires
ROYAL investie, PS seul aux présidentiels Résultat 10,4 merci ROYAL
Qui peut affirmer que les électeurs de gauche voterons
pour madame ROYAL si elle se fait investir au PS ?
Seul les directeurs de sondages et les journalistes
missionnés pour répéter ces « sondages »
Sont-ils capables de remplir les urnes avec ce qui manque
des voix de gauche ?
Voter FABIUS sera moins honteux
C’est le conseil de celui qui a vécu l’exil
De celui qui a perdu son pays entre les mains des néolibéraux
De celui qui pour respecter les termes de la Conférence de Genève
(concernant les réfugiés politiques) faisant obligation de ne pas « importer »
les conflits de son pays d’origine, a gardé le silence pendant 17 ans
C’est le temps que je paie ma dette aux « auvergnat » des français
de la chanson de Brassens
C’est le temps que je paie ma dette au peuple français : mon engagement
pour la démocratie, mon engagement pour parti de la liberté.
Arrivé en France 1978
Nationalisé français depuis 1989
Militant au PS depuis 2003
Citoyen français depuis TOUJOURS !
Ecrit par : espinoza | 15.11.2006
Je partage entièrement ce point de vue. Si elle passe nous rééditons 2002. Certains militants ont oubliés 2002, le non de 2005, le profond rejet de la politique libérale ou ultra libérale. Nous ne rassemblerons pas toutes les forces de gauche sur une autre ligne. La ligne indéfinie ouvre un boulevard aux extrêmes. Alain Piegay
Ecrit par : fmds21 | 16.11.2006
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