19.11.2006

A la Une

Communiqué des rénovateurs pour Laurent Fabius.

L'appel des rénovateurs pour Laurent Fabius

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Pour signer, écrivez-nous à renovateursavecfabius@gmail.com

Mes 7 engagements pour 2007, par Laurent Fabius. Lire la suite... 

Pascale Gérard, conseillère régionale et présidente de RM 06, nous rejoint !
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Trois secrétaires fédéraux de la Nièvre nous rejoignent. Lire la suite...

Laurent Fabius mérite notre confiance, par Olivier Caremelle.
Comme 35 autres camarades rénovateurs du Nord, Olivier Caremelle, vice-président de RM Nord et secrétaire fédéral, a signé l'Appel des Rénovateurs pour Laurent Fabius. Lire la suite...

Sébastien Bénureau, président de RM Vendée, nous rejoint ! Lire la suite...

La politique comme soumission à la mondialisation financière, par Jean Bachelerie, RM 19. Lire la suite...

"Quand on écoute Ségolène Royal, il n'y pas de renouvellement profond des analyses", par Benoît Hamon. Lire la suite...

14.11.2006

La politique comme soumission à la mondialisation financière ? Ou la révolte des électeurs pour rénover maintenant

Par Jean Bachelerie, militant RM 19

L’idée de rénover maintenant la politique est toujours aussi actuelle. 

Comment pourrait il en être différemment ? 

Depuis les années 1970 comme le remarque François Cusset dans La décennie , le grand cauchemar des années 1980, Ed La découverte, le feu de paille de la commune soixante huitarde, s’est éteint aussi vite qu’il s’était embrasé et ses acteurs se reconvertis paisiblement dans la presse, la morale, la critique de la critique, il est devenu inconvenant  de critiquer le système capitaliste, mot devenu tabou. 

La critique n’est d’ailleurs plus acceptée par ce cercle fermée de bons penseurs, devenus les plus fervents défenseurs de la mondialisation libérale. Vous n’avez droit à la critique que si vous proposez une solution acceptable par ces gardiens du temple. 

Les millions de chômeurs, la misère grandissante au Sud comme au Nord, ce ne sont que des statistiques de mauvais esprits. Les inégalités croissantes et aberrantes économiquement, c’est le prix à payer pour que règne le bonheur de la mondialisation libérale et l’ordre juste du gouvernement néo conservateur de Georges Bush. 

Le peuple rejette ces donneurs de leçons, comme ils ont osé l’exprimer après l’échec du référendum sur le Traité Constitutionnel Européen, le peuple n’a rien compris, il retombe dans le nationalisme et le racisme, n’est-ce pas Serge July ? Il faut dissoudre le peuple comme le proposait Berthold Brecht pour ridiculiser les apparatchiks. 

Les sondages d’opinion sont tellement préférables, ils évitent une coûteuse consultation, et permettent d’instaurer une démocratie censitaire aux mains d’instituts de sondages dont ils accroissent la puissance et les bénéfices. 

Il ne faudra pas longtemps pour que les beaux esprits qui dominent la scène intelectuello-politico-médiatique nous expliquent doctement que les experts et l’économie sont préférables à la démocratie. 

N’est ce pas d’ailleurs à cette mise en scène à laquelle nous assistons avec la bataille pour les  primaires du Parti socialiste ? 

Le seul candidat qui parle de politique, qui décrit, analyse les problèmes et avancent des solutions, est décrié, rabaissé au nom de sondages dont la valeur est risible. 

Nos journalistes qui ne sont que des présentateurs chargés de mettre en valeurs certains candidats, les intellectuels qui ne sont censés que faire la promotion de la mondialisation heureuse et les experts autoproclamés continuent à se tromper et nous tromper. Sans conséquences pour leur carrière. 

Que vivent les vrais débats, les critiques argumentées et que cessent les bons mots de comptoirs de café du commerce, l’art d’éviter de répondre aux questions, et cette compassion remise en valeur par les conservateurs américains, Tony Blair et ses émules : Ségolène Royal, prendre un ton larmoyant ne coûte rien, c’est faire semblant, c’est l’hypocrisie institutionnalisée, c’est humilier le peuple. 

Les problèmes qui préoccupent les socialistes aujourd’hui préoccuperont les Français demain : 

Leur rejet du Traité Constitutionnel Européen, qui a fait naître un grand espoir chez nos voisins européens sera t il pris en compte ? L’Europe peut et veut elle promouvoir une autre politique économique, sociale et aune autre diplomatie, que celle d’être un grand marché offert aux multinationales  et les européens des supplétifs du bellicisme du gouvernement Bush ? 

Quelle politique économique voulons nous celle de la concurrence libre et non faussée, de la création de valeurs pour l’actionnaire, du chômage massif, et des délocalisations ? 

Une politique industrielle européenne n’est elle pas plus que jamais nécessaire, ainsi que des efforts massifs en faveur de la formation et de  la recherche ? Ce ne sont pas des dépenses mais investir dans notre avenir et celui de nos enfants. 

Voulons nous préserver la planète pour nos enfants en engageant une politique écologique radicale ? 

Voulons nous améliorer l’éducation de nos enfants, revaloriser le métier d’enseignants ? 

Voulons nous que chacun puisse vivre dignement de son travail et se voit offrir la possibilité de travailler et de se loger ? 

Les impôts sont ils une charge dont sont dispensés les grandes entreprises et les foyers les plus riches, ou la solidarité nationale et européenne ne passent elles pas par une contribution en fonction des profits et revenus pour bâtir un avenir meilleur pour tous ? 

Quel système politique voulons nous, une république plus démocratique et plus parlementaire, où une république présidentielle livrée aux lobbies et aux experts ? 

Voilà pourquoi, la logique d’un électeur socialiste ne peut que l’écarter de la politique des gadgets.
Un électeur socialiste cohérent, fier de son vote non le 29 mai 2005, n’a qu’un choix : Laurent Fabius.
 

Jean Bachèlerie 

13.11.2006

Lettre de Laurent Fabius aux militants

Chère camarade, cher camarade,

Je t’écris cette lettre car, à l’heure de la décision, je souhaite te convaincre que, si tu m’accordes ta confiance, ensemble nous ferons gagner les socialistes et la gauche en 2007. Ensemble, nous réussirons le changement.

Les 16 et 23 novembre prochains, tu feras ton choix. En toute liberté. Le socialisme, c’est d’abord un choix de liberté. Ne te laisse pas dicter ton vote de l’extérieur. Ne te demande pas ce que les autres sont censés voter, mais ce que, toi, tu veux pour ton pays et pour la gauche. Au fond de toi, tu sais la vérité : nous ne gagnerons la présidentielle que si nous réussissons à remobiliser les électeurs que nous avons perdus et à en conquérir de nouveaux. Ceux-là seront au rendez-vous électoral s’ils ont la certitude que la gauche a pris la mesure de l’urgence sociale. A quoi bon voter si rien ne change au quotidien ?

Oui, en 2007, le temps de la gauche est venu. Une gauche d’alternance, pas une gauche d’apparence. Il faut d’urgence une autre politique pour la France. Chirac a échoué, Sarkozy fait peur, Le Pen est en embuscade, le changement doit venir de nous.

Pour mériter la confiance, nous devons répondre à au moins trois exigences. C’est le sens de ma candidature.

- L’ancrage populaire. Durant la campagne, notre candidat sera en phase avec les électrices et les électeurs de gauche s’il est à l’unisson des mobilisations populaires depuis 2002 : le refus du démantèlement des retraites en 2003, l’opposition frontale à la droite lors des scrutins de 2004, la volonté de stopper la dérive libérale de l’Europe en 2005, le combat de la jeunesse contre le CPE en 2006. J’ai entendu en particulier la demande profonde des banlieues et je veux que nous y répondions en traitant partout avec la même détermination la question de l’égalité et celle de la sécurité. 2007 doit être le prolongement des combats et des attentes populaires.

- La fidélité à nos valeurs républicaines et laïques. Nous aurons à combattre Sarkozy et sa dangereuse devise, Libéralisme-Communautarisme-Bushisme. Notre candidat aura d’autant plus de chances de l’emporter qu’il aura inlassablement défendu l’identité républicaine de la France, et d’abord la laïcité, aujourd’hui mise en cause dans les quartiers, à l’hôpital, à l’université par la montée du communautarisme. Depuis longtemps, je me suis engagé avec force pour que la laïcité soit réaffirmée à l’école. Je refuse toute révision de la loi de 1905 et tout recensement ethnique. Je récuse toute confusion entre la politique et la religion, toute intrusion de la foi dans la loi, toute abdication de la citoyenneté face aux communautés. Désigné et élu, je serai le premier militant et le premier garant de notre pacte laïc.

- La volonté de mettre réellement en œuvre notre projet socialiste. Notre projet, c’est notre force face à la droite. Il est l’œuvre collective des socialistes. Il permet de rassembler toute la gauche. Il répond à l’urgence sociale et donne des outils pour préparer l’avenir. Je me sens pleinement candidat du projet socialiste. Non seulement parce que j’ai contribué à sa rédaction et que je l’ai enrichi, mais parce que ses principales orientations correspondent à celles que je développe depuis 2002 : soutien au pouvoir d’achat et à l’emploi ; effort massif en faveur du logement ; défense des services publics et du rôle de l’Etat ; priorité réelle à l’éducation, à l’enseignement supérieur et à la recherche ; écologie active ; réforme des institutions pour une nouvelle République parlementaire ; relance et réorientation de l’Union européenne. Je crois, moi, qu’il est prioritaire de nous battre pour l’amélioration du pouvoir d’achat et de la vie quotidienne des Français et pour une Europe par la gauche. Ce projet sera le mien avant, pendant et après la campagne interne. Nous le mettrons en œuvre.

Certains affirment : « Fabius, sa ligne politique est la bonne, mais il n’est pas assez moderne ». Avec force, je veux te dire ceci : mes valeurs n’ont pas changé, ce sont celles de l’humanisme socialiste de Jaurès, Blum, Mendès-France, Mitterrand et Jospin, mais j’ai appris de notre expérience politique collective, j’ai entendu les Français et d’abord ceux qui espèrent en la gauche. J’ai tiré les leçons de 2002. J’ai pris la mesure de la dérive libérale de l’Europe et du péril écologique. Je ne sous-estime pas le grand choc de la mondialisation financière. Tout cela appelle des réponses nouvelles : par exemple, une loi programme précise pour répondre au formidable défi environnemental ou encore la subordination de tout nouvel élargissement européen à l’engagement réel d’une harmonisation sociale et fiscale. Je ne crois pas qu’il soit vraiment moderne de vouloir copier la social-démocratie des Trente Glorieuses ou le blairisme qui a fini par s’allier avec Bush en Irak. Oui, le monde a changé et, sur certains points, j’ai évolué avec lui. Ma sincérité est de le dire et de le revendiquer pour avancer.

Nos électrices et nos électeurs ne veulent pas revivre des échecs. Pour autant, chacun le voit, il y a un débat entre socialistes à ce sujet. Pour moi, c’est par des valeurs, des propositions et des alliances à gauche que nous l’emporterons. Nous gagnerons si nous rassemblons la gauche. Nous rassemblerons la gauche si nos propositions sont clairement à gauche. Ma candidature est le fruit de ces convictions.

La France que prépare la droite est brutale et précaire. Avec toi, avec tous les socialistes, je veux construire une France forte parce que solidaire. Notre modèle social n’est pas un fardeau : il est au contraire notre chance dans une mondialisation qui veut tout balayer. Ce n’est pas non plus un héritage immobile : c’est un édifice à parachever et à consolider sans cesse. Assurément, des réformes sont nécessaires. Nous les mettrons en œuvre. Mais nous devons refuser les pseudo-réformes qui tournent à la régression. Car avant de soi-disant « briser les tabous », il faut dire avec précision par quoi ils seront remplacés, surtout quand il est question des acquis sociaux ou éducatifs qui ont été obtenus par des gouvernements de gauche. Et je n’accepterai pas que nous empruntions à la droite ses solutions. Ensemble, nous devrons agir pour sauver nos retraites, assurer l’égalité d’accès à la santé, mieux aider tous les enfants à réussir à l’école, redonner espoir à notre jeunesse, lutter effectivement contre toutes les discriminations, miser sur la culture, l’innovation, la générosité avec les pays pauvres, et d’abord l’Afrique. Ensemble, nous devrons rétablir la sûreté républicaine et garantir un aménagement solidaire du territoire, notamment par la présence des services publics dans les villes comme dans les campagnes. Je suis pour une société du progrès partagé. C’est cela la France forte et solidaire que je défends.

Chère camarade, cher camarade,

Avec toi, avec ton soutien, avec ta voix, nous y arriverons ensemble. Et ensemble nous ferons reculer le mur des injustices dans notre pays. « Là où il y a une volonté, il y a un chemin » : c’est la leçon de vie et d’action que j’ai retenue de François Mitterrand. Nous sommes le parti socialiste, pas le parti fataliste.

J’ai confiance dans nos chances de succès en 2007. Dans les atouts de notre pays. Dans la capacité de mobilisation de notre peuple. Confiance dans notre Parti socialiste. Je crois en la politique. Sois libre et avançons ensemble, à gauche, pour gagner !

Laurent Fabius

11.11.2006

Pascal Cherki, secrétaire général du NPS

Pascal Cherki, adjoint au maire de Paris et secrétaire général du NPS, s'est prononcé pour la candidature de Laurent Fabius. N'hésitez pas à lui donner votre avis sur son blog.

Trois présidences socialistes, par Arnaud Leparmentier (Le Monde)

ls sont tous trois socialistes. Ils affirment tous trois que leur programme est celui du PS. Pourtant, lorsque les militants désigneront leur champion pour la présidentielle de 2007 le 16 novembre, ils choisiront entre trois projets profondément différents. Laurent Fabius incarne un socialisme étatique et républicain de gauche, Dominique Strauss-Kahn une social-démocratie rénovée, tandis que Ségolène Royal prône une démocratie participative qui s'inspire à la fois des réseaux altermondialistes et des modèles nordiques.


M. Fabius est le cas le plus pur. Héritier de la tradition mitterrandienne, il entend rassembler toute la gauche, seul moyen de gagner les élections. Il aspire à incarner un président qui préside, "chargé du long terme", et qui fixe les grandes orientations de la nation. Républicain, il défend fermement la laïcité, qualifiée de "joyau du joyau du joyau", et rejette toute tentative de discrimination positive. Il s'oppose à une décentralisation qui romprait l'égalité entre les citoyens et plaide pour une intervention forte de l'Etat, bras armé d'une politique résolument de gauche. Ainsi propose-t-il une hausse immédiate du smic de 100 euros au lendemain de son élection. Plus que le montant, c'est la méthode qui est révélatrice : pour M. Fabius, il appartient à l'Etat de s'impliquer activement dans la politique économique, là où M. Strauss-Kahn plaide pour des compromis entre syndicats et entreprises. M. Fabius, qui fut le chantre des réductions d'impôts sous Lionel Jospin, juge désormais qu'il serait "irresponsable" de les baisser : il donne la priorité à un Etat social redistributeur et aux services publics.

Le non de M. Fabius à la Constitution européenne peut s'expliquer par des raisons tactiques, mais il s'inscrit aussi dans cette tradition de la gauche française marquée par une vive réticence face à l'économie de marché. Depuis des années, il déplorait la dérive d'une Europe élargie ayant conduit à une dissolution du projet français d'Europe-puissance et transformé l'Union européenne, selon lui, en un marché ouvert aux vents de la mondialisation.

M. Strauss-Kahn, renouvelant la pensée de la deuxième gauche, aspire à réinventer la social-démocratie européenne pour trouver sa place dans la mondialisation. Pour lui, le président "n'est pas la vigie du navire, il le dirige". Il entend être responsable devant les citoyens, véritable chef de l'exécutif comme le sont tous les chefs de gouvernement modernes. M. Strauss-Kahn estime que la cause du mal français réside dans la faiblesse de la croissance et ses problèmes économiques et sociaux. Pour remettre le pays en "mouvement", il veut rétablir la "confiance" et vante le "compromis", vocable qui lui vaut des sifflets à gauche, et estime qu'il convient de faire mille réformes plutôt qu'une grande rupture. Pour cela, il faut un mandat politique clair et donc tenir un langage de vérité.

L'ancien ministre de l'économie, qui avait inspiré à Lionel Jospin les 35 heures en 1997 avant de s'opposer à leur mise en oeuvre par Martine Aubry, a cessé les surenchères à gauche sur la renationalisation d'EDF, qui ne sera pas sa priorité ; sur le système universitaire, en perte de vitesse dans les classements internationaux, qu'il convient de mettre en concurrence ; sur les dépenses de santé, qu'il réhabilite en qualifiant ce secteur de "plus grande promesse de croissance et d'emploi pour les quarante ans qui viennent".

S'il se défend d'être social-libéral - anathème au PS -, il puise son inspiration plus dans le monde anglo-saxon - le financement par le privé des universités - ou le blairisme rénové - donner aux jeunes un capital de départ à la naissance. En tout cas, M. Strauss-Kahn juge que si les modèles scandinave et allemand ont su répondre aux problèmes d'hier, ils n'ont pas inventé la solution de demain. Il constate que l'énorme Etat social mis en place depuis 1945 a atteint ses limites et se propose de "casser la machine à pauvres" non plus après coup, mais en amont, en empêchant les inégalités de se créer.

Contrairement à DSK, qui insiste sur l'économie et le mouvement, Ségolène Royal a pour priorité de sortir le pays de sa "crise démocratique et morale" en instaurant un ordre qualifié de "juste". Ainsi estime-t-elle qu'"un chef ou une cheffe d'Etat affirme d'abord ses valeurs". Elle se campe en femme providentielle pour les Français, en particulier des classes populaires, qui ont le sentiment d'être abandonnés. En matière d'éducation et de sécurité, elle incarne une gauche que Daniel Cohn-Bendit qualifie d'autoritaire, compatible avec le courant longtemps incarné par Jean-Pierre Chevènement et opposé aux tendances plus libérales de DSK.


UNE LIGNE INNOVANTE


En matière économique, sociale et politique, sa méthode s'inspire à la fois des milieux contestataires altermondialistes et des très consensuels pays nordiques. La présidente de la région Poitou-Charentes veut remettre en question l'Etat jacobin pour promouvoir une démocratie participative et décentralisée. Elle estime qu'il est "temps que les Français reprennent la main" sur les "spécialistes" et entend contester la légitimité des corps intermédiaires : lorsqu'elle propose la constitution de jurys citoyens pour contrôler l'action des élus ; lorsqu'elle dit aux Français que son avis sur la Turquie sera le leur. Ces corps intermédiaires ne redeviendront légitimes que s'ils se fondent avec la population française. C'est dans cet esprit qu'elle prône une adhésion massive aux syndicats, désertés par les salariés, pour redonner sa légitimité à la négociation.

Sur le fond, elle attaque les dossiers souvent par la gauche : qu'il s'agisse des 35 heures, qui ont constitué une "régression" pour une minorité de salariés à cause des restrictions salariales imposées, ou de la carte scolaire, qui n'assure plus la mixité sociale. La ligne est innovante, et il n'est pas facile de suivre la candidate. Les conseillers de Mme Royal eux-mêmes hésitent entre la voie "de gauche", comme peut le laisser croire la nomination d'un Arnaud Montebourg au poste de porte-parole, ou la voie sociale-démocrate, voire blairiste.

Sans doute Mme Royal utilise-t-elle les deux, voulant traiter les problèmes de manière pragmatique, au cas par cas. Le moyen pour elle de concilier ces deux aspirations serait d'adopter plus franchement le modèle nordique : association des citoyens à la prise de décision, égalitarisme puissant, hausses d'impôts massives pour assurer la flexisécurité danoise : les entreprises peuvent licencier, l'Etat assure la formation entre deux emplois, mais le chômeur a le devoir de chercher un nouveau job. Ce modèle serait une rupture avec une France centralisée, hétérogène et peu consensuelle. Le 16 novembre, les militants socialistes ne choisiront pas seulement leur champion, mais ils choisiront aussi entre trois voies qui se sont clairement séparées au fil des débats .

Arnaud Leparmentier

10.11.2006

Donner toutes ses chances à la France

Par Paul Arrighi, historien, militant RM 31 

Comme l’avait finement analysé, en précurseur, Pierre Mendés-France, la Ve République, fruit de circonstances particulières et taillée sur mesure pour Charles de Gaulle, a fini par dériver du côté de ses manques, de ses virtualités antidémocratiques, de ses dérives technocratiques, et par conséquent, à porter les fruits amers de la désaffection des citoyens.
Dépérissement de la démocratie où le suffrage universel n’est plus entendu ni respecté, dérive quasi-monarchique d’un Président qui pousse une apparence d’omnipotence jusqu’à son contraire, c'est-à-dire l’impuissance du pouvoir politique et le délaissement social du Peuple.
Isolement d’une classe politique, absence inquiétante de tout contre-pouvoir réel et d’un minimum de contrôle des choix politiques et sociaux avec comme conséquence funeste, un sentiment d’abandon devant la mondialisation ultra-libérale et une cristallisation des rejets, par une extrême droite et une droite extrême, aux vases communicants, lourds de menaces pour la démocratie.
La vraie réponse : une République sociale  rénovée.
Il faut remettre le Président à sa vraie place : celle d’arbitre, de garant de la représentation de la Nation, du respect de la Constitution, de l’équilibre des pouvoirs et enfin d’une vraie indépendance de la justice. Élu pour 7 ans, son mandat ne sera pas renouvelable. La 5e République  rénovée doit trancher résolument en faveur du Premier ministre en lui permettant de déployer son action autour d’un programme de législature.
Le Premier ministre, chef de la coalition victorieuse aux élections législatives, assumera tous les pouvoirs de gouvernement et sera le garant des choix majoritaires. Ce respect scrupuleux d’un contrat avec le suffrage universel permettrait au Peuple d’être entendu, de choisir et le cas échéant, de sanctionner. Le Parlement doit impulser et contrôler et donc disposer, pour cela, des outils de véritables commissions d’enquête et de pouvoir bénéficier des moyens d’expertise de l’administration.
L’Assemblée nationale doit retrouver la prééminence pour la préparation des lois. Aussi, le cumul de fonctions des parlementaires doit être aboli et la parité hommes-femmes enfin réellement établie. Les députés, disposant d’un mandat unique, renouvelable 3 fois, assumeront pleinement leur rôle de législateur et de contrôle de l’exécutif.
La démocratie doit disposer de nouveaux espaces, notamment le référendum d’initiative citoyenne, la possibilité de proposer des lois par voie de pétition, la participation aux scrutins locaux des étrangers résidents en France depuis quelques années, le recours au Conseil Constitutionnel par voie de pétition citoyenne, l’élargissement de la communication des documents administratifs et ce,  par a suppression de ce qui reste des exécrables  habitudes du "secret  administratif", particulièrement en matière de"secret défense", souvent détourné de son sens.
Il n’est pas question dans ces propositions de revenir à un régime d’Assemblée et de crises ministérielles. Mais il n’est que temps d’oeuvrer avec conviction et vigueur pour construire une  République rénovée, efficace, sociale, laïque, européenne  sans verser dans le néolibéralisme qui n'est que  le nouveau visage de l'ultra capitalisme.
Cette République rénovée doit  s'attacher en priorité  à la  protection économique et sociale  de son  Peuple ; tout  en construisant  l'internationalisme de notre temps en poussant à  la paix et à l'unité des citoyens d’un même Monde et à la préservation écologique de la planète.
Il s’agit d’ étendre et d’améliorer la démocratie et de faire respecter réellement le choix des citoyens.
Seul Laurent FABIUS est en mesure de rénover la V° république, frappée, à ce jour, dans ses forces vives pour avoir délaissée le Peuple et particulièrement : les "ouvriers" et les "Les humbles"   mais aussi  les  membres des classes moyennes qui travaillent durement  souvent dans le "stress" et elles- aussi souffrent.
En effet, la hauteur de vues de Laurent FABIUS, son envergure d'homme d'État, par son courage qui lui a permis d'endurer avec stoïcisme les pires calomnies mais surtout par sa rare capacité à se remettre en cause, lui-même, y compris dans quelques pans de sa propre action gouvernementale passée en font l'homme du moment, comme Léon BLUM en 1936, MENDES-FRANCE en 1954 et François MITTERRAND,  en 1981.
En effet, devant la dureté des effets de la politique "néo-libérale"actuelle  (mot pudique pour signifier l'ultra-capitalisme) qui frappe et rend malheureux les ouvriers, les humbles et les classes moyenne durement touchées dans le durcissement de leur vie quotidienne et l'avenir professionnel de leurs enfants, nous avons besoin d'un Président qui sache réfléchir, anticiper puis agir, y compris contre le courant apparemment irrépressible des idées dominantes.

Paul ARRIGHI-  historien et militant à Toulouse.

08.11.2006

Maurice Lobry, conseiller régional d'Ile-de-France

medium_Lobry.jpgMilitant du NPS depuis la naissance de ce courant, j’ai suivi Arnaud Montebourg au sein de Rénover Maintenant. Mon engagement est fondé depuis l’origine sur une nécessaire analyse critique de notre échec collectif à la dernière élection présidentielle.
J’en ai déduit comme de nombreux camarades la nécessité de rénover profondément notre parti, de promouvoir une nouvelle république et d’entendre la demande populaire, renouvelée régulièrement depuis lors, d’un ancrage plus fortement marqué à gauche, plus soucieux des inégalités entre les pays riches et les pays pauvres.
J’avais espéré qu’Arnaud incarne ce combat. Il a choisi une autre voix avant même d’en débattre avec nous. Il nous a abandonné. Il aurait du imaginer que la caractéristique première des militants de Rénover Maintenant c’est d’être d’abord des esprits libres, et non pas des suivistes de décisions prises par d’autres. Il me restait à faire attention au contenu du projet des différents candidats.
Bref comme nous l’écrivions faire en sorte que notre candidat soit le projet. Dès lors le soutien à la candidature de Laurent c’est imposé à moi, d’autant plus facilement que les autres candidats développaient des analyses situées aux antipodes des combats que nous menons depuis des années.
Le choix fait, j’ai décidé de m’engager avec force dans la campagne, avec la même conviction, et la même ardeur que celles manifestées dans la campagne sur le référendum européen. Contre les pressions, contre les sondages qui trahissent la réalité, pour défendre les valeurs de gauche qui sont les nôtres j’appelle chacun à rejoindre notre combat.
Maurice LOBRY
Conseiller municipal de Colombes,
Conseiller Régional (Président de la Commission Environnement),
Secrétaire de section.

06.11.2006

Françoise Cieutat nous rejoint !

medium_cieutat_francoise.jpgConseillère régionale de Midi-Pyrénées, membre de RM 31, Françoise Cieutat a signé aujourd'hui l'Appel des rénovateurs pour Laurent Fabius. 

Céline Baumel nous rejoint !

medium_Baumel.jpgConseillère régionale d'Île-de-France et adjointe au maire des Mureaux, Céline Baumel est membre fondatrice de Rénover maintenant. Elle a signé l'appel des rénovateurs pour Laurent Fabius.