19.11.2006

A la Une

Communiqué des rénovateurs pour Laurent Fabius.

L'appel des rénovateurs pour Laurent Fabius

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Pour signer, écrivez-nous à renovateursavecfabius@gmail.com

Mes 7 engagements pour 2007, par Laurent Fabius. Lire la suite... 

Pascale Gérard, conseillère régionale et présidente de RM 06, nous rejoint !
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Trois secrétaires fédéraux de la Nièvre nous rejoignent. Lire la suite...

Laurent Fabius mérite notre confiance, par Olivier Caremelle.
Comme 35 autres camarades rénovateurs du Nord, Olivier Caremelle, vice-président de RM Nord et secrétaire fédéral, a signé l'Appel des Rénovateurs pour Laurent Fabius. Lire la suite...

Sébastien Bénureau, président de RM Vendée, nous rejoint ! Lire la suite...

La politique comme soumission à la mondialisation financière, par Jean Bachelerie, RM 19. Lire la suite...

"Quand on écoute Ségolène Royal, il n'y pas de renouvellement profond des analyses", par Benoît Hamon. Lire la suite...

14.11.2006

Pascale Gérard nous rejoint !

medium_pascalegerard1.jpgConseillère régionale Paca, présidente de RM 06, Pascale Gérard a signé l'appel des rénovateurs pour Laurent Fabius.

"J’ai soutenu les démarches de rénovation du Nouveau Parti Socialiste puis de Rénover Maintenant, à la fois parce qu’elles étaient conduites par un collectif et qu’elles ne transigeaient pas avec leurs fondamentaux. J’ai souhaité jusqu’au bout qu’Arnaud Montebourg ne transige pas et soit candidat à l’investiture pour porter nos convictions dans le débat politique public.

La rénovation n’a pas de candidat. Je n’ai jamais appartenu à un fan club, ou à un club de supporters (ni dans le sport, ni dans le showbiz, ni en politique). Mes seules fidélités en politique sont les idées d’égalité réelle et de démocratie vivante (institutions, médias…). Dès lors, j’ai analysé, au-delà du Projet Socialiste qui constitue notre socle commun, la cohérence globale du positionnement des trois candidats à l’investiture, à travers leurs textes, et discours, lesquels nous engagent, de fait, auprès du camp de la Gauche dans le débat présidentiel de 2007. Je ne suis pas fabiusienne et je ne le deviendrai pas.

Mais les 16 et 23 novembre, je voterai Laurent Fabius car j’estime, en conscience, que sa candidature est celle qui ouvre les meilleures perspectives en terme de réhabilitation de la primauté du Politique, de rénovation institutionnelle, de réorientation sociale de la politique européenne, de réduction des inégalités et de rassemblement à gauche pour faire gagner notre camp.
"

Pascale Gérard

Laurent Fabius mérite notre confiance

Par Olivier Caremelle, Vice-président RM Nord, secrétaire fédéral.

Comme 35 autres camarades rénovateurs du Nord, Olivier Caremelle a signé l'Appel des rénovateurs pour Laurent Fabius. Il explique ici les raisons de son choix.

Les débats ouverts par le parti depuis quelques jours  ont déjà permis à de nombreux militants de choisir leur candidat même si chacun votera en conscience jeudi 16 novembre  2006.

En ce qui me concerne, j’ai fait un choix , non de personnes, mais un choix politique en me référent aux textes, aux arguments, aux paroles et aux actes des trois candidats. 

3 lignes claires apparaissent aujourd’hui dans le jeu politique du pari.

Une ligne sociale - démocrate voire libérale avec DSK qui propose de “moderniser notre pensée” .

Une ligne dite de rénovation de Royal qui propose une nouvelle “conception du parti” et du rapport aux citoyens.

Une ligne de rassemblement à gauche incarnée par Fabius qui rappelle au parti et à ses militants ses valeurs et objectifs.

Quels critéres de choix peuvent justifier le choix de Laurent FABIUS ?

- l’incarnation d’une ligne politique lisible pour les militants du parti mais aussi et surtout pour notre éléctorat traditionnel.

- des propositions et engagements  qui prennent corps sur le projet que nous avons collectivement construit afin d’enrichir celui-ci et de le porter devant les citoyens.

- des mesures phares et concrétes en matiére d’emploi ( lutte contre les délocalisations), de salaires ( augmentation des salaires et notamment du SMIC) d’école ( pour la laicité, le soutien scolaire gratuit…) de démocratie sociale et politique ( avénement de la démocratie sociale, renforcement des syndicats, nouvelle république) de logement ( lutte contre l’insalubrité, le mal logement)…

- l’expérience des grands dossiers en tant qu’ancien premier ministre et président de l’Assemblée Nationale, dont le candidat et le futur président aura besoin.

- le courage en ayant pris position sur l’Europe au risque de ruiner sa crédibilité. Le vote des français lui a donné raison tandis qu’il reste le mieux placé pour fédérer toute la gauche .

Laurent FABIUS mérite notre confiance ! 

Le blog d'Olivier Caremelle.

La politique comme soumission à la mondialisation financière ? Ou la révolte des électeurs pour rénover maintenant

Par Jean Bachelerie, militant RM 19

L’idée de rénover maintenant la politique est toujours aussi actuelle. 

Comment pourrait il en être différemment ? 

Depuis les années 1970 comme le remarque François Cusset dans La décennie , le grand cauchemar des années 1980, Ed La découverte, le feu de paille de la commune soixante huitarde, s’est éteint aussi vite qu’il s’était embrasé et ses acteurs se reconvertis paisiblement dans la presse, la morale, la critique de la critique, il est devenu inconvenant  de critiquer le système capitaliste, mot devenu tabou. 

La critique n’est d’ailleurs plus acceptée par ce cercle fermée de bons penseurs, devenus les plus fervents défenseurs de la mondialisation libérale. Vous n’avez droit à la critique que si vous proposez une solution acceptable par ces gardiens du temple. 

Les millions de chômeurs, la misère grandissante au Sud comme au Nord, ce ne sont que des statistiques de mauvais esprits. Les inégalités croissantes et aberrantes économiquement, c’est le prix à payer pour que règne le bonheur de la mondialisation libérale et l’ordre juste du gouvernement néo conservateur de Georges Bush. 

Le peuple rejette ces donneurs de leçons, comme ils ont osé l’exprimer après l’échec du référendum sur le Traité Constitutionnel Européen, le peuple n’a rien compris, il retombe dans le nationalisme et le racisme, n’est-ce pas Serge July ? Il faut dissoudre le peuple comme le proposait Berthold Brecht pour ridiculiser les apparatchiks. 

Les sondages d’opinion sont tellement préférables, ils évitent une coûteuse consultation, et permettent d’instaurer une démocratie censitaire aux mains d’instituts de sondages dont ils accroissent la puissance et les bénéfices. 

Il ne faudra pas longtemps pour que les beaux esprits qui dominent la scène intelectuello-politico-médiatique nous expliquent doctement que les experts et l’économie sont préférables à la démocratie. 

N’est ce pas d’ailleurs à cette mise en scène à laquelle nous assistons avec la bataille pour les  primaires du Parti socialiste ? 

Le seul candidat qui parle de politique, qui décrit, analyse les problèmes et avancent des solutions, est décrié, rabaissé au nom de sondages dont la valeur est risible. 

Nos journalistes qui ne sont que des présentateurs chargés de mettre en valeurs certains candidats, les intellectuels qui ne sont censés que faire la promotion de la mondialisation heureuse et les experts autoproclamés continuent à se tromper et nous tromper. Sans conséquences pour leur carrière. 

Que vivent les vrais débats, les critiques argumentées et que cessent les bons mots de comptoirs de café du commerce, l’art d’éviter de répondre aux questions, et cette compassion remise en valeur par les conservateurs américains, Tony Blair et ses émules : Ségolène Royal, prendre un ton larmoyant ne coûte rien, c’est faire semblant, c’est l’hypocrisie institutionnalisée, c’est humilier le peuple. 

Les problèmes qui préoccupent les socialistes aujourd’hui préoccuperont les Français demain : 

Leur rejet du Traité Constitutionnel Européen, qui a fait naître un grand espoir chez nos voisins européens sera t il pris en compte ? L’Europe peut et veut elle promouvoir une autre politique économique, sociale et aune autre diplomatie, que celle d’être un grand marché offert aux multinationales  et les européens des supplétifs du bellicisme du gouvernement Bush ? 

Quelle politique économique voulons nous celle de la concurrence libre et non faussée, de la création de valeurs pour l’actionnaire, du chômage massif, et des délocalisations ? 

Une politique industrielle européenne n’est elle pas plus que jamais nécessaire, ainsi que des efforts massifs en faveur de la formation et de  la recherche ? Ce ne sont pas des dépenses mais investir dans notre avenir et celui de nos enfants. 

Voulons nous préserver la planète pour nos enfants en engageant une politique écologique radicale ? 

Voulons nous améliorer l’éducation de nos enfants, revaloriser le métier d’enseignants ? 

Voulons nous que chacun puisse vivre dignement de son travail et se voit offrir la possibilité de travailler et de se loger ? 

Les impôts sont ils une charge dont sont dispensés les grandes entreprises et les foyers les plus riches, ou la solidarité nationale et européenne ne passent elles pas par une contribution en fonction des profits et revenus pour bâtir un avenir meilleur pour tous ? 

Quel système politique voulons nous, une république plus démocratique et plus parlementaire, où une république présidentielle livrée aux lobbies et aux experts ? 

Voilà pourquoi, la logique d’un électeur socialiste ne peut que l’écarter de la politique des gadgets.
Un électeur socialiste cohérent, fier de son vote non le 29 mai 2005, n’a qu’un choix : Laurent Fabius.
 

Jean Bachèlerie 

Une interview de Benoît Hamon

(Entretien paru dans le mensuel TOC n°24, novembre 2006)

Montebourg et Peillon, cadres historiques du Nouveau parti socialiste, ont rallié Ségolène Royal. Une stratégie fustigée par le plus jeune parlementaire PS, autre fondateur du courant prônant la rupture avec les institutions de la Ve République. Benoît Hamon soutient la candidature de Laurent Fabius.

Le Parti socialiste est-il en train de se recomposer ?

L'instabilité des courants est le produit des institutions de la Ve République. Mon courant a fait du rapport aux institutions de la Ve une des clés de compréhension de la crise de la démocratie française, et il dénonce depuis cinq ans la personnalisation du débat politique. Le NPS, qui produit des analyses, explose au moment de la désignation des candidats ! Tous ses leaders historiques, sauf moi, ont fait le choix d'une candidate qui propose la perpétuation du système, la démocratie participative en plus. Mais elle ne propose pas de rupture avec les institutions de la Ve.

Mais ce ne sont pourtant pas les institutions qui font exploser les courants.

Non, bien sûr. N'empêche que ce qui est frappant, c'est de voir à quel point les courants sont fragiles sur le socle politique et culturel qu'ils sont censés représenter.

Les courants n'incarnent pas, comme ils le faisaient historiquement, une pensée forte, alors même qu'ils la revendiquent....

Ils le prétendent, mais regardez le NPS : sur quelle base aujourd'hui se fondent Vincent Peillon et Arnaud Montebourg pour rejoindre Ségolène Royal ? Sur la base du renouvellement, de la rénovation. C'est-à-dire sur le plus petit dénominateur commun qui a été notre patrimoine politique et idéologique depuis cinq ans. Nous avons développé une analyse sur le rapport capital-travail, sur la question de la démocratie et des institutions. Et ce sur quoi aujourd'hui Arnaud et Vincent se positionnent, c'est sur le renouvellement du personnel politique, et pas du tout sur le renouvellement des analyses. Quand on écoute Ségolène Royal, il n'y a pas de renouvellement profond des analyses. Le vieux PS est mort et le nouveau va naître après l'élection de Ségolène Royal. C'est le pari qu'ils font.

Au lendemain de la présidentielle, si la gauche n'arrive pas à sortir un président, y aura-t-il un renouvellement du parti ?

Le problème ne vient pas tant des gens. Il faut voir sur quelles bases on fonde la prise de pouvoir au Parti socialiste. Pourquoi ceux qui ont perdu le 21 avril 2002 conservent-ils le pouvoir ? C'est à cause d'un fonctionnement monolithique du PS autour de quelques grosses fédérations.

Les clés du renouvellement sont toujours à peu près les mêmes. Peu importe les nouveaux adhérents. Ils viennent, c'est plutôt une bonne chose, mais l'équation est toujours à peu près la même. Ce que je constate depuis quatre ou cinq ans, c'est l'affaiblissement du centre du parti et le renforcement de sa périphérie, avec les fédérations et les baronnies.

Après les révoltes dans les quartiers dits difficiles, le CPE et le mouvement des stagiaires, on sent qu'une génération est en train de prendre les choses en mains. Les aînés ont-ils pris cette donnée en compte ? Je pensais que ce serait un thème de campagne...

Sans doute, mais il faudrait déjà arrêter de penser qu'il y a deux jeunesses. Je vois bien que ça va être un thème de campagne. Mais on va prendre la jeunesse sous l'angle des délinquants de banlieue qui tapent les flics. Si c'est l'angle à partir duquel on entre sur la question de la jeunesse, c'est-à-dire du potentiel délinquant de chaque jeune, comme ça a été le cas à la dernière élection présidentielle, eh bien, on a perdu l'élection. Ce qui me fascine, comme un sujet d'étude, c'est la façon dont la gauche, aujourd'hui, acquiesce parfois à la façon dont la droite plante le décor. La droite, les médias, toutes les forces de la conservation plantent un décor dans lequel le principal problème de la société française est : comment composer avec des générations de barbares qui sont aujourd'hui en train de foutre à feu et à sang la société ? C'est ce qu'ils disent, ce n'est pas ce que je pense. Évidemment, il y a des problèmes considérables, mais on ne peut pas, nous, ne pas aborder cette question. À côté des réponses de sécurité, il y a la question éducative qui est prioritaire, la question sociale qui est centrale, la capacité qu'on a aujourd'hui à dire qu'on va permettre aux gens de trouver leur place dans la société. Or, qu'est-ce que l'on retient aujourd'hui ? C'est la réponse sécuritaire.

Pour conclure, si vous pouviez donner les trois thèmes d'une campagne de gauche?

D'abord, la place de l'homme dans notre société, est-ce que ça me donne du pouvoir ou pas ? Comment, aujourd'hui, faire en sorte que dans la démocratie française, où que l'on soit, la parole soit prise en compte, au cours du vote en particulier. Je ne vois pas pourquoi la VIe République ne serait pas une question centrale du débat. Pourquoi pas maintenant, plutôt qu'après ?

Il y a aussi la question du travail. Chacun d'entre nous passe la moitié de sa vie à travailler, c'est donc la question des salaires qui se pose. Et puis, enfin, la question de l'éducation.

Propos recueillis par Arnauld Champremier-Trigano

Trois secrétaires fédéraux de la Nièvre nous rejoignent

Guy Bertrand, Dominique Maurin et Stéphane Jean-Baptiste, membres du secrétariat fédéral de la Nièvre et de RM 58, ont signé l'appel des rénovateurs pour Laurent Fabius.

13.11.2006

Lettre de Laurent Fabius aux militants

Chère camarade, cher camarade,

Je t’écris cette lettre car, à l’heure de la décision, je souhaite te convaincre que, si tu m’accordes ta confiance, ensemble nous ferons gagner les socialistes et la gauche en 2007. Ensemble, nous réussirons le changement.

Les 16 et 23 novembre prochains, tu feras ton choix. En toute liberté. Le socialisme, c’est d’abord un choix de liberté. Ne te laisse pas dicter ton vote de l’extérieur. Ne te demande pas ce que les autres sont censés voter, mais ce que, toi, tu veux pour ton pays et pour la gauche. Au fond de toi, tu sais la vérité : nous ne gagnerons la présidentielle que si nous réussissons à remobiliser les électeurs que nous avons perdus et à en conquérir de nouveaux. Ceux-là seront au rendez-vous électoral s’ils ont la certitude que la gauche a pris la mesure de l’urgence sociale. A quoi bon voter si rien ne change au quotidien ?

Oui, en 2007, le temps de la gauche est venu. Une gauche d’alternance, pas une gauche d’apparence. Il faut d’urgence une autre politique pour la France. Chirac a échoué, Sarkozy fait peur, Le Pen est en embuscade, le changement doit venir de nous.

Pour mériter la confiance, nous devons répondre à au moins trois exigences. C’est le sens de ma candidature.

- L’ancrage populaire. Durant la campagne, notre candidat sera en phase avec les électrices et les électeurs de gauche s’il est à l’unisson des mobilisations populaires depuis 2002 : le refus du démantèlement des retraites en 2003, l’opposition frontale à la droite lors des scrutins de 2004, la volonté de stopper la dérive libérale de l’Europe en 2005, le combat de la jeunesse contre le CPE en 2006. J’ai entendu en particulier la demande profonde des banlieues et je veux que nous y répondions en traitant partout avec la même détermination la question de l’égalité et celle de la sécurité. 2007 doit être le prolongement des combats et des attentes populaires.

- La fidélité à nos valeurs républicaines et laïques. Nous aurons à combattre Sarkozy et sa dangereuse devise, Libéralisme-Communautarisme-Bushisme. Notre candidat aura d’autant plus de chances de l’emporter qu’il aura inlassablement défendu l’identité républicaine de la France, et d’abord la laïcité, aujourd’hui mise en cause dans les quartiers, à l’hôpital, à l’université par la montée du communautarisme. Depuis longtemps, je me suis engagé avec force pour que la laïcité soit réaffirmée à l’école. Je refuse toute révision de la loi de 1905 et tout recensement ethnique. Je récuse toute confusion entre la politique et la religion, toute intrusion de la foi dans la loi, toute abdication de la citoyenneté face aux communautés. Désigné et élu, je serai le premier militant et le premier garant de notre pacte laïc.

- La volonté de mettre réellement en œuvre notre projet socialiste. Notre projet, c’est notre force face à la droite. Il est l’œuvre collective des socialistes. Il permet de rassembler toute la gauche. Il répond à l’urgence sociale et donne des outils pour préparer l’avenir. Je me sens pleinement candidat du projet socialiste. Non seulement parce que j’ai contribué à sa rédaction et que je l’ai enrichi, mais parce que ses principales orientations correspondent à celles que je développe depuis 2002 : soutien au pouvoir d’achat et à l’emploi ; effort massif en faveur du logement ; défense des services publics et du rôle de l’Etat ; priorité réelle à l’éducation, à l’enseignement supérieur et à la recherche ; écologie active ; réforme des institutions pour une nouvelle République parlementaire ; relance et réorientation de l’Union européenne. Je crois, moi, qu’il est prioritaire de nous battre pour l’amélioration du pouvoir d’achat et de la vie quotidienne des Français et pour une Europe par la gauche. Ce projet sera le mien avant, pendant et après la campagne interne. Nous le mettrons en œuvre.

Certains affirment : « Fabius, sa ligne politique est la bonne, mais il n’est pas assez moderne ». Avec force, je veux te dire ceci : mes valeurs n’ont pas changé, ce sont celles de l’humanisme socialiste de Jaurès, Blum, Mendès-France, Mitterrand et Jospin, mais j’ai appris de notre expérience politique collective, j’ai entendu les Français et d’abord ceux qui espèrent en la gauche. J’ai tiré les leçons de 2002. J’ai pris la mesure de la dérive libérale de l’Europe et du péril écologique. Je ne sous-estime pas le grand choc de la mondialisation financière. Tout cela appelle des réponses nouvelles : par exemple, une loi programme précise pour répondre au formidable défi environnemental ou encore la subordination de tout nouvel élargissement européen à l’engagement réel d’une harmonisation sociale et fiscale. Je ne crois pas qu’il soit vraiment moderne de vouloir copier la social-démocratie des Trente Glorieuses ou le blairisme qui a fini par s’allier avec Bush en Irak. Oui, le monde a changé et, sur certains points, j’ai évolué avec lui. Ma sincérité est de le dire et de le revendiquer pour avancer.

Nos électrices et nos électeurs ne veulent pas revivre des échecs. Pour autant, chacun le voit, il y a un débat entre socialistes à ce sujet. Pour moi, c’est par des valeurs, des propositions et des alliances à gauche que nous l’emporterons. Nous gagnerons si nous rassemblons la gauche. Nous rassemblerons la gauche si nos propositions sont clairement à gauche. Ma candidature est le fruit de ces convictions.

La France que prépare la droite est brutale et précaire. Avec toi, avec tous les socialistes, je veux construire une France forte parce que solidaire. Notre modèle social n’est pas un fardeau : il est au contraire notre chance dans une mondialisation qui veut tout balayer. Ce n’est pas non plus un héritage immobile : c’est un édifice à parachever et à consolider sans cesse. Assurément, des réformes sont nécessaires. Nous les mettrons en œuvre. Mais nous devons refuser les pseudo-réformes qui tournent à la régression. Car avant de soi-disant « briser les tabous », il faut dire avec précision par quoi ils seront remplacés, surtout quand il est question des acquis sociaux ou éducatifs qui ont été obtenus par des gouvernements de gauche. Et je n’accepterai pas que nous empruntions à la droite ses solutions. Ensemble, nous devrons agir pour sauver nos retraites, assurer l’égalité d’accès à la santé, mieux aider tous les enfants à réussir à l’école, redonner espoir à notre jeunesse, lutter effectivement contre toutes les discriminations, miser sur la culture, l’innovation, la générosité avec les pays pauvres, et d’abord l’Afrique. Ensemble, nous devrons rétablir la sûreté républicaine et garantir un aménagement solidaire du territoire, notamment par la présence des services publics dans les villes comme dans les campagnes. Je suis pour une société du progrès partagé. C’est cela la France forte et solidaire que je défends.

Chère camarade, cher camarade,

Avec toi, avec ton soutien, avec ta voix, nous y arriverons ensemble. Et ensemble nous ferons reculer le mur des injustices dans notre pays. « Là où il y a une volonté, il y a un chemin » : c’est la leçon de vie et d’action que j’ai retenue de François Mitterrand. Nous sommes le parti socialiste, pas le parti fataliste.

J’ai confiance dans nos chances de succès en 2007. Dans les atouts de notre pays. Dans la capacité de mobilisation de notre peuple. Confiance dans notre Parti socialiste. Je crois en la politique. Sois libre et avançons ensemble, à gauche, pour gagner !

Laurent Fabius

11.11.2006

Sébastien Bénureau nous rejoint !

medium_sebastien_benureau_1.jpgPrésident de RM Vendée, Sébastien Bénureau a signé aujourd'hui l'appel des rénovateurs pour Laurent Fabius.

10.11.2006

Donner toutes ses chances à la France

Par Paul Arrighi, historien, militant RM 31 

Comme l’avait finement analysé, en précurseur, Pierre Mendés-France, la Ve République, fruit de circonstances particulières et taillée sur mesure pour Charles de Gaulle, a fini par dériver du côté de ses manques, de ses virtualités antidémocratiques, de ses dérives technocratiques, et par conséquent, à porter les fruits amers de la désaffection des citoyens.
Dépérissement de la démocratie où le suffrage universel n’est plus entendu ni respecté, dérive quasi-monarchique d’un Président qui pousse une apparence d’omnipotence jusqu’à son contraire, c'est-à-dire l’impuissance du pouvoir politique et le délaissement social du Peuple.
Isolement d’une classe politique, absence inquiétante de tout contre-pouvoir réel et d’un minimum de contrôle des choix politiques et sociaux avec comme conséquence funeste, un sentiment d’abandon devant la mondialisation ultra-libérale et une cristallisation des rejets, par une extrême droite et une droite extrême, aux vases communicants, lourds de menaces pour la démocratie.
La vraie réponse : une République sociale  rénovée.
Il faut remettre le Président à sa vraie place : celle d’arbitre, de garant de la représentation de la Nation, du respect de la Constitution, de l’équilibre des pouvoirs et enfin d’une vraie indépendance de la justice. Élu pour 7 ans, son mandat ne sera pas renouvelable. La 5e République  rénovée doit trancher résolument en faveur du Premier ministre en lui permettant de déployer son action autour d’un programme de législature.
Le Premier ministre, chef de la coalition victorieuse aux élections législatives, assumera tous les pouvoirs de gouvernement et sera le garant des choix majoritaires. Ce respect scrupuleux d’un contrat avec le suffrage universel permettrait au Peuple d’être entendu, de choisir et le cas échéant, de sanctionner. Le Parlement doit impulser et contrôler et donc disposer, pour cela, des outils de véritables commissions d’enquête et de pouvoir bénéficier des moyens d’expertise de l’administration.
L’Assemblée nationale doit retrouver la prééminence pour la préparation des lois. Aussi, le cumul de fonctions des parlementaires doit être aboli et la parité hommes-femmes enfin réellement établie. Les députés, disposant d’un mandat unique, renouvelable 3 fois, assumeront pleinement leur rôle de législateur et de contrôle de l’exécutif.
La démocratie doit disposer de nouveaux espaces, notamment le référendum d’initiative citoyenne, la possibilité de proposer des lois par voie de pétition, la participation aux scrutins locaux des étrangers résidents en France depuis quelques années, le recours au Conseil Constitutionnel par voie de pétition citoyenne, l’élargissement de la communication des documents administratifs et ce,  par a suppression de ce qui reste des exécrables  habitudes du "secret  administratif", particulièrement en matière de"secret défense", souvent détourné de son sens.
Il n’est pas question dans ces propositions de revenir à un régime d’Assemblée et de crises ministérielles. Mais il n’est que temps d’oeuvrer avec conviction et vigueur pour construire une  République rénovée, efficace, sociale, laïque, européenne  sans verser dans le néolibéralisme qui n'est que  le nouveau visage de l'ultra capitalisme.
Cette République rénovée doit  s'attacher en priorité  à la  protection économique et sociale  de son  Peuple ; tout  en construisant  l'internationalisme de notre temps en poussant à  la paix et à l'unité des citoyens d’un même Monde et à la préservation écologique de la planète.
Il s’agit d’ étendre et d’améliorer la démocratie et de faire respecter réellement le choix des citoyens.
Seul Laurent FABIUS est en mesure de rénover la V° république, frappée, à ce jour, dans ses forces vives pour avoir délaissée le Peuple et particulièrement : les "ouvriers" et les "Les humbles"   mais aussi  les  membres des classes moyennes qui travaillent durement  souvent dans le "stress" et elles- aussi souffrent.
En effet, la hauteur de vues de Laurent FABIUS, son envergure d'homme d'État, par son courage qui lui a permis d'endurer avec stoïcisme les pires calomnies mais surtout par sa rare capacité à se remettre en cause, lui-même, y compris dans quelques pans de sa propre action gouvernementale passée en font l'homme du moment, comme Léon BLUM en 1936, MENDES-FRANCE en 1954 et François MITTERRAND,  en 1981.
En effet, devant la dureté des effets de la politique "néo-libérale"actuelle  (mot pudique pour signifier l'ultra-capitalisme) qui frappe et rend malheureux les ouvriers, les humbles et les classes moyenne durement touchées dans le durcissement de leur vie quotidienne et l'avenir professionnel de leurs enfants, nous avons besoin d'un Président qui sache réfléchir, anticiper puis agir, y compris contre le courant apparemment irrépressible des idées dominantes.

Paul ARRIGHI-  historien et militant à Toulouse.

06.11.2006

Michael Moglia au 13 heures de TF1

Samedi 4 novembre, Michael Moglia était interrogé au journal de 13 heures de TF1, en duplex de la Roche-sur-Yon, où il intervenait à l'AG fédérale du PS de Vendée.