19.11.2006

A la Une

Communiqué des rénovateurs pour Laurent Fabius.

L'appel des rénovateurs pour Laurent Fabius

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Pour signer, écrivez-nous à renovateursavecfabius@gmail.com

Mes 7 engagements pour 2007, par Laurent Fabius. Lire la suite... 

Pascale Gérard, conseillère régionale et présidente de RM 06, nous rejoint !
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Trois secrétaires fédéraux de la Nièvre nous rejoignent. Lire la suite...

Laurent Fabius mérite notre confiance, par Olivier Caremelle.
Comme 35 autres camarades rénovateurs du Nord, Olivier Caremelle, vice-président de RM Nord et secrétaire fédéral, a signé l'Appel des Rénovateurs pour Laurent Fabius. Lire la suite...

Sébastien Bénureau, président de RM Vendée, nous rejoint ! Lire la suite...

La politique comme soumission à la mondialisation financière, par Jean Bachelerie, RM 19. Lire la suite...

"Quand on écoute Ségolène Royal, il n'y pas de renouvellement profond des analyses", par Benoît Hamon. Lire la suite...

Communiqué des rénovateurs avec Laurent Fabius

Après plusieurs semaines de débats, d'échanges et de confrontations des idées, la campagne interne de désignation de notre candidat(e) pour la prochaine présidentielle s'est achevée à l'issue du premier tour de scrutin ce jeudi 16 novembre.

La victoire de Ségolène Royal est large, nette et sans appel.

La pression des médias et des nombreux sondages ainsi que le " besoin " de renouvellement du personnel politique semblent l'avoir emporté sur une certaine conception du parti socialiste et de la gauche.

Mobilisés au service de nos valeurs, c'est avec fierté que nous avons mené campagne aux côtés de Laurent Fabius, candidat du projet socialiste défendant une réorientation économique, sociale, environnementale et démocratique pour la France et l'Europe.

Nous souhaitons dans le cadre du nécessaire rassemblement des socialistes que Laurent Fabius contribue par sa présence et les idées qui sont les siennes à la victoire de 2007.

Sans nier les différences de fond défendues par les trois candidats lors de cette campagne, sans oublier non plus les dérapages de quelques uns, nous en appelons donc aujourd'hui à ce rassemblement, condition sine qua non pour l'emporter en 2007.

Michaël Moglia, Président de RM Nord;
Julien Collette, Président de RM Seine-Maritime, Secrétaire général de la C6R ;
Hélène Parra, membre de la direction nationale de RM, RM Nord, secrétaire fédérale PS Nord;
Daniel Ory, Président de RM Ain;
Jean-Michel Nivet , Président de RM Charente ;
Jack Ros, Président de RM Charente maritime ;
Florence Defiolles, Présidente de RM Deux-Sèvres ;
Thierry Mirebeau, Président de RM Vienne ;
Emmanuel Chaumery , Président de RM Isère ;
Henri Laviole, Président de RM Landes ;
Hubert Belz, Président de RM Territoire de Belfort ;
Hubert Hurard , Président de RM Haute-Vienne ;
Sébastien Bénureau, président de RM Vendée ;

15.11.2006

Mes 7 engagements pour 2007, par Laurent Fabius

Je propose 7 engagements concrets et d’application immédiate au lendemain de l’alternance pour que chaque Française, chaque Français sache dès maintenant quels seront les changements précis apportés par une victoire présidentielle de la gauche.

Déclaration de Laurent Fabius du 23 août 2006.

L’échéance présidentielle de 2007 sera décisive pour l’avenir de la France. Un succès de la droite signifierait le ralliement de notre pays au modèle dominant, fondé sur la toute puissance du capitalisme financier, la violence des inégalités, la mise en concurrence exacerbée des individus et des territoires, le cloisonnement de la société en communautés et l’alignement diplomatique sur les positions américaines.

Au contraire, une victoire de la gauche marquera, bien au-delà de nos frontières, un coup d’arrêt à l’hyperlibéralisme et la volonté de faire primer les valeurs d’humanité, de laïcité et de solidarité dans la mondialisation. Les Français ont soif d’avancées et de perspectives nouvelles. 2007 sera l’élection du changement. Il revient à chaque citoyen de se saisir de l’enjeu pour faire en sorte que ce changement soit positif.

Le bilan de la droite au pouvoir est mauvais : en dépit des discours trompeurs, la pauvreté a augmenté, la solidarité a reculé, l’autorité de l’Etat est affaiblie, la démocratie est abîmée. Jamais le fossé entre les précaires et les prospères n’a été aussi profond. La gauche doit gagner pour éviter à la France l’impasse sarkozyste. La gauche doit s’unir pour réussir.

Candidat à l’investiture socialiste pour l’élection présidentielle, je suis convaincu que la gauche peut l’emporter. A la triple condition que nous tirions toutes les leçons de notre expérience aux responsabilités, que nous osions engager une politique alternative aux dérives libérales et que nous sachions mobiliser une majorité de nos concitoyens autour d’une ambition précise de progrès.

En ce début de XXIème siècle, après les décennies de la reconstruction, puis de l’insertion dans le monde moderne et de l’édification européenne portées par le général De Gaulle et François Mitterrand, notre pays manque de projet collectif. Il faut refaire de la France une référence pour le progrès démocratique, pour l’égalité, pour la générosité, pour les droits de l’homme, tout en nous hissant à nouveau parmi les leaders du développement économique, de l’innovation et de la recherche. Comme j’en avais fortement exprimé le souhait, le projet adopté par les socialistes permet de porter cette nouvelle ambition collective et le rassemblement à gauche, clefs de la victoire en 2007.

Jusqu’ici ce projet a été insuffisamment expliqué. Or il nous offre les bases d’une nouvelle donne. Il vise d’abord à garantir en même temps le plein emploi et le développement durable. Il a pour objectif davantage d’égalité réelle en métropole et outre-mer, qu’il s’agisse de démocratiser le savoir, d’assurer fermement la sécurité ou de renforcer les solidarités grâce aux services publics, pour les jeunes et les moins jeunes, dans les villes riches et les quartiers populaires ou dans nos campagnes. Il ambitionne de refonder la République, en allant vers un régime réellement parlementaire, un nouvel âge de la décentralisation, une vraie démocratie sociale, une justice rénovée, une immigration régulée par le co-développement, et une culture émancipatrice. Il confirme et amplifie la priorité que la gauche accorde à l’école laïque, en l’étendant d’une part à nos universités et à la recherche scientifique, et d’autre part à la prise en charge collective de la petite enfance. Au plan international, il veut faire réussir la France en Europe et dans le monde, en relançant l’Union Européenne, en maîtrisant la mondialisation financière et en mettant en œuvre une nouvelle politique de défense, qui réponde aux nouvelles menaces.

Ce projet très ambitieux, volontariste, implique un Etat fort et efficace. Il serait dommageable de l’affadir ou de lui substituer des généralités, variables en fonction des auditoires et des circonstances, car cela reviendrait à l’affaiblir et à brouiller notre message de changement auprès des électeurs. Il faut au contraire le préciser et l’enrichir. Chaque Française, chaque Français doit savoir dès maintenant quels seront les changements précis apportés par une victoire présidentielle de la gauche, et selon quel calendrier. C’est pourquoi, dans le respect de ce projet, je propose aujourd’hui 7 engagements concrets et d’application immédiate au lendemain de l’alternance. J’entends les discuter et les populariser auprès des socialistes puis de toute la gauche et de l’ensemble des Français, pour réussir le vrai changement en 2007.

1 - SMIC à au moins 1 500 € et réduction des inégalités de rémunération.

La France est profondément inégale. Afin de réduire les inégalités sociales et d’encourager la croissance, le pouvoir d’achat des revenus petits et moyens sera amélioré. Le nouveau gouvernement augmentera immédiatement le SMIC de 100 €. En compensation, les cotisations sociales seront allégées pour les entreprises de moins de 50 salariés. Une conférence salariale examinera notamment la diffusion de la hausse du SMIC aux autres salaires.

Pour compenser la hausse du coût des carburants, une prime transport sera instaurée pour les salariés. Les mesures fiscales les plus injustes de la droite seront remises en cause dans le cadre d’un collectif budgétaire d’été.

Les régimes sociaux et fiscaux réservés aux « stock options », qui ont donné lieu à beaucoup d’abus de la part de certains dirigeants, seront supprimés, sauf pour les entreprises en création pendant leurs 5 premières années d’activité.

2 – Relance de l’emploi, soutien aux entrepreneurs et lutte contre la précarité

Le chômage et la précarité minent notre société. Nous placerons la relance de l’emploi durable et la lutte contre la précarité au cœur de notre projet. Pour l’emploi, cela exigera un soutien de la demande des ménages et la dynamisation des entreprises.

Dans les grandes entreprises, les exonérations de cotisations sociales, largement inutiles, seront progressivement supprimées. Les ressources ainsi récupérées seront affectées à raison d’un tiers pour les emplois jeunes, un tiers pour la recherche scientifique et l’enseignement supérieur, un tiers pour le soutien aux investissements et à la croissance des petites et moyennes entreprises. Ces dernières bénéficieront d’un accès garanti à la commande publique.

Pour permettre le succès durable des entreprises qui se créent, nous accroîtrons durant les premières années d’activité les facilités fiscales et sociales, l’accès au crédit, ainsi que les aides à l’innovation et à l’exportation.

Contre la précarité, nous créerons une couverture professionnelle universelle qui, par un soutien efficace aux chômeurs, un accès renforcé à la formation professionnelle permanente et des droits sociaux garantis, permettra de mieux aménager les temps de transition professionnelle. Dans le même esprit, nous abrogerons le CNE.

3 – Droit effectif au logement

Pour des millions de personnes, toutes générations et tous territoires confondus, le logement est trop cher ou totalement inaccessible. La construction et la rénovation de logements seront un moteur majeur de la politique de croissance et l’axe d’un plan national d’économies d’énergie.

Au moins 120 000 logements sociaux locatifs devront être construits chaque année. Pour relancer l’accession sociale à la propriété, le taux de TVA sera réduit à 5,5%. Le financement de ces mesures sera notamment dégagé par un plus strict encadrement des avantages de Robien. Un programme spécial sera engagé pour les logements d’urgence, afin qu’ils soient dignes et sécurisés.

La mise en place d’un « bouclier logement » viendra limiter le poids du loyer dans le pouvoir d’achat des foyers à revenus modestes. Dans les communes ne respectant pas le minimum prévu de 20 % de logements sociaux, l’Etat – autrement dit le Préfet - se substituera d’office au maire défaillant pour la réalisation de ces logements.

4 – Écologie active

Dérèglement climatique, augmentation des pollutions, catastrophes naturelles : le 21ème siècle sera écologique ou ne sera pas. Pour l’homme et pour la planète, c’est désormais une question de survie. Il est grand temps de réagir.

Je ferai du développement durable une exigence prioritaire dans tous les domaines de l’action publique. Une loi programme fixera sur 5 ans les objectifs précis à atteindre concernant notamment les économies d’énergie, les énergies renouvelables, la préservation de l’eau et le développement des transports collectifs. EDF retrouvera un statut 100% public. Prévue par la droite au 1er juillet 2007, la mise en concurrence de l’énergie pour les particuliers sera immédiatement réexaminée.

L’expérimentation des OGM de plein champ sera interdite. Le numéro 2 du gouvernement sera chargé, en tant que Ministre d’Etat ou vice premier ministre, du développement durable. Face au péril du dérèglement climatique, je proposerai à nos partenaires européens l’adoption au sein de l’Union d’une fiscalité écologique fondée sur le principe du pollueur / payeur ainsi que le lancement d’un grand programme de ferroutage.

Et nous mobiliserons la communauté internationale pour qu’une Organisation mondiale de l’environnement voie enfin le jour, capable notamment de sanctionner les pays qui violent le protocole de Kyoto et de faire respecter les exigences environnementales dans les échanges internationaux.

5 –Préparation solidaire de l’avenir.

Quelle France laisserons-nous à nos enfants et nos petits enfants ? Ce sera l’un des enjeux de 2007. Ni la question des retraites ni celle de l’assurance maladie ne sont réglées, et l’endettement de notre pays s’aggrave. Je demanderai au gouvernement d’organiser sans délai une concertation pour préparer les décisions indispensables, qui seront fondées sur davantage de solidarité. Cette solidarité s’exercera à tous les âges de la vie.

Pour lutter contre la « marchandisation » de l’école et les inégalités devant le soutien scolaire, les jeunes qui le souhaitent pourront bénéficier d’un encadrement périscolaire public après la classe, tant à l’école primaire que dans le secondaire. Parce que c’est largement là que se joue la promotion sociale et l’égalité en actes, l’encadrement des premiers cycles universitaires sera renforcé.

L’effort en faveur des universités sera accompagné d’une priorité accordée à la recherche, sacrifiée par les équipes actuelles alors même qu’elle constitue la clef des emplois de demain et du dynamisme de notre économie.

Préparer un avenir solidaire, c’est aussi relever le défi de la dépendance des personnes âgées : nous affecterons un prélèvement à cette mission ainsi qu’aux personnes handicapées, préfigurant la création d’une cinquième branche « dépendance » de la Sécurité sociale. La charge des Départements sera allégée à due concurrence et le jour férié non payé institué par le gouvernement Raffarin sera supprimé.

Parce que la santé est notre bien commun, une véritable politique de prévention sera mise en place : je demanderai au gouvernement et au Parlement l’interdiction totale du tabac dans les lieux publics et la mise en place d’un plan de lutte contre l’obésité, qui frappe cruellement en particulier les enfants des familles populaires.

6 – Extension et rénovation de la démocratie

Le régime actuel et les pratiques de la Vème République sont à bout de souffle. Une nouvelle République parlementaire doit être mise en place pour rendre possible de nouvelles conquêtes démocratiques. Une profonde révision de la Constitution sera soumise à référendum dès septembre 2007.

Cette refonte instaurera notamment le droit de vote aux élections locales pour les étrangers installés durablement en France, le mandat parlementaire unique, l’extension des pouvoirs de l’Assemblée Nationale, la parité au sein du gouvernement, la responsabilité pénale du chef de l’Etat, ainsi que les éléments constitutionnels de la réforme de la justice.

Sans remettre en cause les prérogatives ultimes du législateur, elle instituera une concertation sociale obligatoire avant l’examen de toute loi portant sur les principes fondamentaux du code du travail et de la sécurité sociale. Une charte sur la laïcité sera adossée à la Constitution.

Une véritable démocratie territoriale sera engagée, fondée sur le respect par l’Etat de ses engagements financiers, la clarification des compétences, la participation effective des citoyens à l’action locale et la garantie de l’égal accès de tous aux services publics essentiels : école, hôpital, eau, poste et Internet, transports, sécurité.

Notre pacte républicain sera réaffirmé partout : après la crise des banlieues, il sera particulièrement indispensable de réunir des états généraux de la jeunesse et des quartiers, afin d’aller plus loin dans la lutte contre les discriminations et pour la promotion de tous les talents de notre pays ; nous le ferons à l’automne 2007.

7 – Relance et réorientation de l’Europe

Dans le monde actuel traversé de menaces et de conflits, l’Europe ne joue pas un rôle à la mesure de sa mission de paix, d’indépendance et d’équilibre : on le constate dramatiquement au Proche-Orient. Le futur Président de la République aura pour mission de relancer l’Union européenne. Cela exigera une réorientation d’ensemble, dans la fidélité au vote des Français le 29 mai 2005.

Je combattrai la politique absurde de l’euro cher et du laisser-faire libéral, responsable de nombreuses délocalisations. Le pilotage économique et monétaire de l’eurogroupe face notamment à la Banque centrale européenne devra être amélioré, un traité d’harmonisation sociale et fiscale entre Etats membres élaboré, et une nouvelle Constitution adoptée par référendum, plus courte, lisible par tous et recentrée sur les valeurs et les institutions. Le budget européen devra être renforcé.

Tout nouvel élargissement de l’Union sera subordonné à la réalisation préalable de ces avancées, indispensables notamment pour lutter contre la mondialisation financière. Et je proposerai la mise en place d’une défense européenne aux autres Etats membres qui le souhaitent.

* * *

Une grande élection dans une grande démocratie doit permettre aux citoyens de prendre la mesure des choix et de trancher. Les responsables politiques doivent éviter la démagogie qui laisse penser que « nettoyer les cités au kärcher » règlera les problèmes. Ils doivent aussi éviter la facilité médiatique, qui consiste à donner l’illusion du renouvellement par des propos généraux sans en préciser les modalités concrètes. La vraie rénovation exige des engagements précis : c’est cela respecter les citoyens dans une démocratie refondée.

En 2007, nos électeurs attendent une gauche qui propose et qui innove. Notre peuple veut donner du sens au projet collectif France. Il veut des dirigeants accessibles, honnêtes, soucieux de l’intérêt général. Il veut une France solide et solidaire. La mise en œuvre de notre projet y contribuera puissamment, en particulier ces propositions qui sont susceptibles de rassembler très largement. Si je suis investi, ces 7 engagements précis constitueront l’armature du prochain mandat présidentiel et le Président de la République en rendra compte chaque année devant la Nation. C’est ainsi que nous redonnerons aux Français, particulièrement à la jeunesse, la confiance et l’espérance nécessaires en leur pays et en eux-mêmes. Je ne sous-estime pas les difficultés, mais la France n’est pas condamnée à s’aligner ou à se résigner. Elle n’a pas qu’une histoire que nous devons revendiquer ; elle a un avenir que nous devons construire. Elle peut être de nouveau en tête, redevenir une référence en Europe et dans le monde. Pour cela, il faut courage, esprit de justice, vérité et volonté.

14.11.2006

Pascale Gérard nous rejoint !

medium_pascalegerard1.jpgConseillère régionale Paca, présidente de RM 06, Pascale Gérard a signé l'appel des rénovateurs pour Laurent Fabius.

"J’ai soutenu les démarches de rénovation du Nouveau Parti Socialiste puis de Rénover Maintenant, à la fois parce qu’elles étaient conduites par un collectif et qu’elles ne transigeaient pas avec leurs fondamentaux. J’ai souhaité jusqu’au bout qu’Arnaud Montebourg ne transige pas et soit candidat à l’investiture pour porter nos convictions dans le débat politique public.

La rénovation n’a pas de candidat. Je n’ai jamais appartenu à un fan club, ou à un club de supporters (ni dans le sport, ni dans le showbiz, ni en politique). Mes seules fidélités en politique sont les idées d’égalité réelle et de démocratie vivante (institutions, médias…). Dès lors, j’ai analysé, au-delà du Projet Socialiste qui constitue notre socle commun, la cohérence globale du positionnement des trois candidats à l’investiture, à travers leurs textes, et discours, lesquels nous engagent, de fait, auprès du camp de la Gauche dans le débat présidentiel de 2007. Je ne suis pas fabiusienne et je ne le deviendrai pas.

Mais les 16 et 23 novembre, je voterai Laurent Fabius car j’estime, en conscience, que sa candidature est celle qui ouvre les meilleures perspectives en terme de réhabilitation de la primauté du Politique, de rénovation institutionnelle, de réorientation sociale de la politique européenne, de réduction des inégalités et de rassemblement à gauche pour faire gagner notre camp.
"

Pascale Gérard

Laurent Fabius mérite notre confiance

Par Olivier Caremelle, Vice-président RM Nord, secrétaire fédéral.

Comme 35 autres camarades rénovateurs du Nord, Olivier Caremelle a signé l'Appel des rénovateurs pour Laurent Fabius. Il explique ici les raisons de son choix.

Les débats ouverts par le parti depuis quelques jours  ont déjà permis à de nombreux militants de choisir leur candidat même si chacun votera en conscience jeudi 16 novembre  2006.

En ce qui me concerne, j’ai fait un choix , non de personnes, mais un choix politique en me référent aux textes, aux arguments, aux paroles et aux actes des trois candidats. 

3 lignes claires apparaissent aujourd’hui dans le jeu politique du pari.

Une ligne sociale - démocrate voire libérale avec DSK qui propose de “moderniser notre pensée” .

Une ligne dite de rénovation de Royal qui propose une nouvelle “conception du parti” et du rapport aux citoyens.

Une ligne de rassemblement à gauche incarnée par Fabius qui rappelle au parti et à ses militants ses valeurs et objectifs.

Quels critéres de choix peuvent justifier le choix de Laurent FABIUS ?

- l’incarnation d’une ligne politique lisible pour les militants du parti mais aussi et surtout pour notre éléctorat traditionnel.

- des propositions et engagements  qui prennent corps sur le projet que nous avons collectivement construit afin d’enrichir celui-ci et de le porter devant les citoyens.

- des mesures phares et concrétes en matiére d’emploi ( lutte contre les délocalisations), de salaires ( augmentation des salaires et notamment du SMIC) d’école ( pour la laicité, le soutien scolaire gratuit…) de démocratie sociale et politique ( avénement de la démocratie sociale, renforcement des syndicats, nouvelle république) de logement ( lutte contre l’insalubrité, le mal logement)…

- l’expérience des grands dossiers en tant qu’ancien premier ministre et président de l’Assemblée Nationale, dont le candidat et le futur président aura besoin.

- le courage en ayant pris position sur l’Europe au risque de ruiner sa crédibilité. Le vote des français lui a donné raison tandis qu’il reste le mieux placé pour fédérer toute la gauche .

Laurent FABIUS mérite notre confiance ! 

Le blog d'Olivier Caremelle.

La politique comme soumission à la mondialisation financière ? Ou la révolte des électeurs pour rénover maintenant

Par Jean Bachelerie, militant RM 19

L’idée de rénover maintenant la politique est toujours aussi actuelle. 

Comment pourrait il en être différemment ? 

Depuis les années 1970 comme le remarque François Cusset dans La décennie , le grand cauchemar des années 1980, Ed La découverte, le feu de paille de la commune soixante huitarde, s’est éteint aussi vite qu’il s’était embrasé et ses acteurs se reconvertis paisiblement dans la presse, la morale, la critique de la critique, il est devenu inconvenant  de critiquer le système capitaliste, mot devenu tabou. 

La critique n’est d’ailleurs plus acceptée par ce cercle fermée de bons penseurs, devenus les plus fervents défenseurs de la mondialisation libérale. Vous n’avez droit à la critique que si vous proposez une solution acceptable par ces gardiens du temple. 

Les millions de chômeurs, la misère grandissante au Sud comme au Nord, ce ne sont que des statistiques de mauvais esprits. Les inégalités croissantes et aberrantes économiquement, c’est le prix à payer pour que règne le bonheur de la mondialisation libérale et l’ordre juste du gouvernement néo conservateur de Georges Bush. 

Le peuple rejette ces donneurs de leçons, comme ils ont osé l’exprimer après l’échec du référendum sur le Traité Constitutionnel Européen, le peuple n’a rien compris, il retombe dans le nationalisme et le racisme, n’est-ce pas Serge July ? Il faut dissoudre le peuple comme le proposait Berthold Brecht pour ridiculiser les apparatchiks. 

Les sondages d’opinion sont tellement préférables, ils évitent une coûteuse consultation, et permettent d’instaurer une démocratie censitaire aux mains d’instituts de sondages dont ils accroissent la puissance et les bénéfices. 

Il ne faudra pas longtemps pour que les beaux esprits qui dominent la scène intelectuello-politico-médiatique nous expliquent doctement que les experts et l’économie sont préférables à la démocratie. 

N’est ce pas d’ailleurs à cette mise en scène à laquelle nous assistons avec la bataille pour les  primaires du Parti socialiste ? 

Le seul candidat qui parle de politique, qui décrit, analyse les problèmes et avancent des solutions, est décrié, rabaissé au nom de sondages dont la valeur est risible. 

Nos journalistes qui ne sont que des présentateurs chargés de mettre en valeurs certains candidats, les intellectuels qui ne sont censés que faire la promotion de la mondialisation heureuse et les experts autoproclamés continuent à se tromper et nous tromper. Sans conséquences pour leur carrière. 

Que vivent les vrais débats, les critiques argumentées et que cessent les bons mots de comptoirs de café du commerce, l’art d’éviter de répondre aux questions, et cette compassion remise en valeur par les conservateurs américains, Tony Blair et ses émules : Ségolène Royal, prendre un ton larmoyant ne coûte rien, c’est faire semblant, c’est l’hypocrisie institutionnalisée, c’est humilier le peuple. 

Les problèmes qui préoccupent les socialistes aujourd’hui préoccuperont les Français demain : 

Leur rejet du Traité Constitutionnel Européen, qui a fait naître un grand espoir chez nos voisins européens sera t il pris en compte ? L’Europe peut et veut elle promouvoir une autre politique économique, sociale et aune autre diplomatie, que celle d’être un grand marché offert aux multinationales  et les européens des supplétifs du bellicisme du gouvernement Bush ? 

Quelle politique économique voulons nous celle de la concurrence libre et non faussée, de la création de valeurs pour l’actionnaire, du chômage massif, et des délocalisations ? 

Une politique industrielle européenne n’est elle pas plus que jamais nécessaire, ainsi que des efforts massifs en faveur de la formation et de  la recherche ? Ce ne sont pas des dépenses mais investir dans notre avenir et celui de nos enfants. 

Voulons nous préserver la planète pour nos enfants en engageant une politique écologique radicale ? 

Voulons nous améliorer l’éducation de nos enfants, revaloriser le métier d’enseignants ? 

Voulons nous que chacun puisse vivre dignement de son travail et se voit offrir la possibilité de travailler et de se loger ? 

Les impôts sont ils une charge dont sont dispensés les grandes entreprises et les foyers les plus riches, ou la solidarité nationale et européenne ne passent elles pas par une contribution en fonction des profits et revenus pour bâtir un avenir meilleur pour tous ? 

Quel système politique voulons nous, une république plus démocratique et plus parlementaire, où une république présidentielle livrée aux lobbies et aux experts ? 

Voilà pourquoi, la logique d’un électeur socialiste ne peut que l’écarter de la politique des gadgets.
Un électeur socialiste cohérent, fier de son vote non le 29 mai 2005, n’a qu’un choix : Laurent Fabius.
 

Jean Bachèlerie 

Une interview de Benoît Hamon

(Entretien paru dans le mensuel TOC n°24, novembre 2006)

Montebourg et Peillon, cadres historiques du Nouveau parti socialiste, ont rallié Ségolène Royal. Une stratégie fustigée par le plus jeune parlementaire PS, autre fondateur du courant prônant la rupture avec les institutions de la Ve République. Benoît Hamon soutient la candidature de Laurent Fabius.

Le Parti socialiste est-il en train de se recomposer ?

L'instabilité des courants est le produit des institutions de la Ve République. Mon courant a fait du rapport aux institutions de la Ve une des clés de compréhension de la crise de la démocratie française, et il dénonce depuis cinq ans la personnalisation du débat politique. Le NPS, qui produit des analyses, explose au moment de la désignation des candidats ! Tous ses leaders historiques, sauf moi, ont fait le choix d'une candidate qui propose la perpétuation du système, la démocratie participative en plus. Mais elle ne propose pas de rupture avec les institutions de la Ve.

Mais ce ne sont pourtant pas les institutions qui font exploser les courants.

Non, bien sûr. N'empêche que ce qui est frappant, c'est de voir à quel point les courants sont fragiles sur le socle politique et culturel qu'ils sont censés représenter.

Les courants n'incarnent pas, comme ils le faisaient historiquement, une pensée forte, alors même qu'ils la revendiquent....

Ils le prétendent, mais regardez le NPS : sur quelle base aujourd'hui se fondent Vincent Peillon et Arnaud Montebourg pour rejoindre Ségolène Royal ? Sur la base du renouvellement, de la rénovation. C'est-à-dire sur le plus petit dénominateur commun qui a été notre patrimoine politique et idéologique depuis cinq ans. Nous avons développé une analyse sur le rapport capital-travail, sur la question de la démocratie et des institutions. Et ce sur quoi aujourd'hui Arnaud et Vincent se positionnent, c'est sur le renouvellement du personnel politique, et pas du tout sur le renouvellement des analyses. Quand on écoute Ségolène Royal, il n'y a pas de renouvellement profond des analyses. Le vieux PS est mort et le nouveau va naître après l'élection de Ségolène Royal. C'est le pari qu'ils font.

Au lendemain de la présidentielle, si la gauche n'arrive pas à sortir un président, y aura-t-il un renouvellement du parti ?

Le problème ne vient pas tant des gens. Il faut voir sur quelles bases on fonde la prise de pouvoir au Parti socialiste. Pourquoi ceux qui ont perdu le 21 avril 2002 conservent-ils le pouvoir ? C'est à cause d'un fonctionnement monolithique du PS autour de quelques grosses fédérations.

Les clés du renouvellement sont toujours à peu près les mêmes. Peu importe les nouveaux adhérents. Ils viennent, c'est plutôt une bonne chose, mais l'équation est toujours à peu près la même. Ce que je constate depuis quatre ou cinq ans, c'est l'affaiblissement du centre du parti et le renforcement de sa périphérie, avec les fédérations et les baronnies.

Après les révoltes dans les quartiers dits difficiles, le CPE et le mouvement des stagiaires, on sent qu'une génération est en train de prendre les choses en mains. Les aînés ont-ils pris cette donnée en compte ? Je pensais que ce serait un thème de campagne...

Sans doute, mais il faudrait déjà arrêter de penser qu'il y a deux jeunesses. Je vois bien que ça va être un thème de campagne. Mais on va prendre la jeunesse sous l'angle des délinquants de banlieue qui tapent les flics. Si c'est l'angle à partir duquel on entre sur la question de la jeunesse, c'est-à-dire du potentiel délinquant de chaque jeune, comme ça a été le cas à la dernière élection présidentielle, eh bien, on a perdu l'élection. Ce qui me fascine, comme un sujet d'étude, c'est la façon dont la gauche, aujourd'hui, acquiesce parfois à la façon dont la droite plante le décor. La droite, les médias, toutes les forces de la conservation plantent un décor dans lequel le principal problème de la société française est : comment composer avec des générations de barbares qui sont aujourd'hui en train de foutre à feu et à sang la société ? C'est ce qu'ils disent, ce n'est pas ce que je pense. Évidemment, il y a des problèmes considérables, mais on ne peut pas, nous, ne pas aborder cette question. À côté des réponses de sécurité, il y a la question éducative qui est prioritaire, la question sociale qui est centrale, la capacité qu'on a aujourd'hui à dire qu'on va permettre aux gens de trouver leur place dans la société. Or, qu'est-ce que l'on retient aujourd'hui ? C'est la réponse sécuritaire.

Pour conclure, si vous pouviez donner les trois thèmes d'une campagne de gauche?

D'abord, la place de l'homme dans notre société, est-ce que ça me donne du pouvoir ou pas ? Comment, aujourd'hui, faire en sorte que dans la démocratie française, où que l'on soit, la parole soit prise en compte, au cours du vote en particulier. Je ne vois pas pourquoi la VIe République ne serait pas une question centrale du débat. Pourquoi pas maintenant, plutôt qu'après ?

Il y a aussi la question du travail. Chacun d'entre nous passe la moitié de sa vie à travailler, c'est donc la question des salaires qui se pose. Et puis, enfin, la question de l'éducation.

Propos recueillis par Arnauld Champremier-Trigano

Trois secrétaires fédéraux de la Nièvre nous rejoignent

Guy Bertrand, Dominique Maurin et Stéphane Jean-Baptiste, membres du secrétariat fédéral de la Nièvre et de RM 58, ont signé l'appel des rénovateurs pour Laurent Fabius.

13.11.2006

Lettre de Laurent Fabius aux militants

Chère camarade, cher camarade,

Je t’écris cette lettre car, à l’heure de la décision, je souhaite te convaincre que, si tu m’accordes ta confiance, ensemble nous ferons gagner les socialistes et la gauche en 2007. Ensemble, nous réussirons le changement.

Les 16 et 23 novembre prochains, tu feras ton choix. En toute liberté. Le socialisme, c’est d’abord un choix de liberté. Ne te laisse pas dicter ton vote de l’extérieur. Ne te demande pas ce que les autres sont censés voter, mais ce que, toi, tu veux pour ton pays et pour la gauche. Au fond de toi, tu sais la vérité : nous ne gagnerons la présidentielle que si nous réussissons à remobiliser les électeurs que nous avons perdus et à en conquérir de nouveaux. Ceux-là seront au rendez-vous électoral s’ils ont la certitude que la gauche a pris la mesure de l’urgence sociale. A quoi bon voter si rien ne change au quotidien ?

Oui, en 2007, le temps de la gauche est venu. Une gauche d’alternance, pas une gauche d’apparence. Il faut d’urgence une autre politique pour la France. Chirac a échoué, Sarkozy fait peur, Le Pen est en embuscade, le changement doit venir de nous.

Pour mériter la confiance, nous devons répondre à au moins trois exigences. C’est le sens de ma candidature.

- L’ancrage populaire. Durant la campagne, notre candidat sera en phase avec les électrices et les électeurs de gauche s’il est à l’unisson des mobilisations populaires depuis 2002 : le refus du démantèlement des retraites en 2003, l’opposition frontale à la droite lors des scrutins de 2004, la volonté de stopper la dérive libérale de l’Europe en 2005, le combat de la jeunesse contre le CPE en 2006. J’ai entendu en particulier la demande profonde des banlieues et je veux que nous y répondions en traitant partout avec la même détermination la question de l’égalité et celle de la sécurité. 2007 doit être le prolongement des combats et des attentes populaires.

- La fidélité à nos valeurs républicaines et laïques. Nous aurons à combattre Sarkozy et sa dangereuse devise, Libéralisme-Communautarisme-Bushisme. Notre candidat aura d’autant plus de chances de l’emporter qu’il aura inlassablement défendu l’identité républicaine de la France, et d’abord la laïcité, aujourd’hui mise en cause dans les quartiers, à l’hôpital, à l’université par la montée du communautarisme. Depuis longtemps, je me suis engagé avec force pour que la laïcité soit réaffirmée à l’école. Je refuse toute révision de la loi de 1905 et tout recensement ethnique. Je récuse toute confusion entre la politique et la religion, toute intrusion de la foi dans la loi, toute abdication de la citoyenneté face aux communautés. Désigné et élu, je serai le premier militant et le premier garant de notre pacte laïc.

- La volonté de mettre réellement en œuvre notre projet socialiste. Notre projet, c’est notre force face à la droite. Il est l’œuvre collective des socialistes. Il permet de rassembler toute la gauche. Il répond à l’urgence sociale et donne des outils pour préparer l’avenir. Je me sens pleinement candidat du projet socialiste. Non seulement parce que j’ai contribué à sa rédaction et que je l’ai enrichi, mais parce que ses principales orientations correspondent à celles que je développe depuis 2002 : soutien au pouvoir d’achat et à l’emploi ; effort massif en faveur du logement ; défense des services publics et du rôle de l’Etat ; priorité réelle à l’éducation, à l’enseignement supérieur et à la recherche ; écologie active ; réforme des institutions pour une nouvelle République parlementaire ; relance et réorientation de l’Union européenne. Je crois, moi, qu’il est prioritaire de nous battre pour l’amélioration du pouvoir d’achat et de la vie quotidienne des Français et pour une Europe par la gauche. Ce projet sera le mien avant, pendant et après la campagne interne. Nous le mettrons en œuvre.

Certains affirment : « Fabius, sa ligne politique est la bonne, mais il n’est pas assez moderne ». Avec force, je veux te dire ceci : mes valeurs n’ont pas changé, ce sont celles de l’humanisme socialiste de Jaurès, Blum, Mendès-France, Mitterrand et Jospin, mais j’ai appris de notre expérience politique collective, j’ai entendu les Français et d’abord ceux qui espèrent en la gauche. J’ai tiré les leçons de 2002. J’ai pris la mesure de la dérive libérale de l’Europe et du péril écologique. Je ne sous-estime pas le grand choc de la mondialisation financière. Tout cela appelle des réponses nouvelles : par exemple, une loi programme précise pour répondre au formidable défi environnemental ou encore la subordination de tout nouvel élargissement européen à l’engagement réel d’une harmonisation sociale et fiscale. Je ne crois pas qu’il soit vraiment moderne de vouloir copier la social-démocratie des Trente Glorieuses ou le blairisme qui a fini par s’allier avec Bush en Irak. Oui, le monde a changé et, sur certains points, j’ai évolué avec lui. Ma sincérité est de le dire et de le revendiquer pour avancer.

Nos électrices et nos électeurs ne veulent pas revivre des échecs. Pour autant, chacun le voit, il y a un débat entre socialistes à ce sujet. Pour moi, c’est par des valeurs, des propositions et des alliances à gauche que nous l’emporterons. Nous gagnerons si nous rassemblons la gauche. Nous rassemblerons la gauche si nos propositions sont clairement à gauche. Ma candidature est le fruit de ces convictions.

La France que prépare la droite est brutale et précaire. Avec toi, avec tous les socialistes, je veux construire une France forte parce que solidaire. Notre modèle social n’est pas un fardeau : il est au contraire notre chance dans une mondialisation qui veut tout balayer. Ce n’est pas non plus un héritage immobile : c’est un édifice à parachever et à consolider sans cesse. Assurément, des réformes sont nécessaires. Nous les mettrons en œuvre. Mais nous devons refuser les pseudo-réformes qui tournent à la régression. Car avant de soi-disant « briser les tabous », il faut dire avec précision par quoi ils seront remplacés, surtout quand il est question des acquis sociaux ou éducatifs qui ont été obtenus par des gouvernements de gauche. Et je n’accepterai pas que nous empruntions à la droite ses solutions. Ensemble, nous devrons agir pour sauver nos retraites, assurer l’égalité d’accès à la santé, mieux aider tous les enfants à réussir à l’école, redonner espoir à notre jeunesse, lutter effectivement contre toutes les discriminations, miser sur la culture, l’innovation, la générosité avec les pays pauvres, et d’abord l’Afrique. Ensemble, nous devrons rétablir la sûreté républicaine et garantir un aménagement solidaire du territoire, notamment par la présence des services publics dans les villes comme dans les campagnes. Je suis pour une société du progrès partagé. C’est cela la France forte et solidaire que je défends.

Chère camarade, cher camarade,

Avec toi, avec ton soutien, avec ta voix, nous y arriverons ensemble. Et ensemble nous ferons reculer le mur des injustices dans notre pays. « Là où il y a une volonté, il y a un chemin » : c’est la leçon de vie et d’action que j’ai retenue de François Mitterrand. Nous sommes le parti socialiste, pas le parti fataliste.

J’ai confiance dans nos chances de succès en 2007. Dans les atouts de notre pays. Dans la capacité de mobilisation de notre peuple. Confiance dans notre Parti socialiste. Je crois en la politique. Sois libre et avançons ensemble, à gauche, pour gagner !

Laurent Fabius

11.11.2006

Barbara Romagnan dans l'hebdo des socialistes spécial questions de société

medium_romagnan.jpgDans le dernier numéro de l'hebdo des socialistes, Barbara Romagnan, secrétaire nationale à la rénovation, membre du NPS, explique les raisons de son soutien à Laurent Fabius.

"Je n’ai jamais été fabiusienne et je ne le suis pas devenue. Mes seules fidélités en politique sont à l’égard de mes convictions et de la gauche. Je voterai Laurent Fabius parce qu’il est celui qui porte le mieux ce que je crois être juste et que je pense nécessaire à notre victoire et à la transformation de la société : réorientation de la construction européenne, avènement d’une 6ème République, rééquilibrage dans le partage de la valeur ajoutée entre le capital et travail, primauté de la loi par rapport au contrat. Alors, on demande parfois : « Laurent Fabius est-il sincère ? ». Et les autres ? Je préfère voter en sincérité pour une ligne que je crois juste que de faire un procès à un camarade dont l’histoire se confond avec celle du Parti Socialiste."
Vous pouvez lire les propositions développées par Laurent Fabius en cliquant ici.

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